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Histoire et patrimoine

Sites et monuments historiques

Sites historiques

Rue de Paris

Reliant la capitale au Pont de Charenton, point de convergence des routes en provenance de l'Est de la France, l'antique chemin de Paris eut de tous temps une importance stratégique.
Il se divisait en deux tronçons aboutissant à Paris, par la Bastille en empruntant le chemin de la Planchette (rue de Conflans puis rue de Charenton) ou à la Porte du Faubourg Saint-Antoine qu'il atteignait après avoir traversé le Bois de Vincennes par le chemin de Reuilly (avenue Jean-Jaurès). Son tracé actuel fut fixé par l'autorité royale en 1690 à la demande du propriétaire du château de Bercy. Dans son tronçon le plus ancien, cette rue traverse l'ancien Bourg-du-Pont, coeur historique de la ville qui a conservé d'intéressantes façades des XVIIe et XIXe siècles aux pittoresques motifs décoratifs. Ainsi au 17/19 la belle demeure datant du XVIIe siècle, ancien couvent des Sœurs de la Charité qui y accueillaient les malades.
Au 32/34 élégant cartel du XVIIIe siècle surmontant le porche d' un immeuble.


Le square Jules-Noël

Au 43-45 de la rue de Paris, le square Jules-Noel constitue l'ultime vestige du Séjour du Roi.
Fort commandant l'accès au Pont de Charenton, le Séjour du Roi ou Séjour des Carrières, est attesté comme propriété royale dès 1234. Inscrit dans le quadrilatère formé de nos jours par la Marne ainsi que les rues des Bordeaux, de Paris et de la Mairie, cet ensemble constituait une seigneurie relevant directement du roi.
L'Hôtel du Séjour, petit bâtiment de deux étages construit sur des voûtes, était surmonté d'un beffroi. Un appartement, dit la chambre olive en raison de sa couleur, y était réservé aux souverains. Philippe V, Philippe VI, Jean le Bon y furent hébergés ; Jeanne d'Evreux, fille de Louis X y décéda en 1349.
Des remises ainsi que des écuries d'une capacité d'accueil de 50 chevaux, disposées autour d'une cour carrée complétaient la résidence royale. Des prés descendant depuis le chemin de Paris à la rivière les entouraient.
Au XIVe siècle l'Hôtel fut délaissé par ses royaux propriétaires et la fonction d'écurie royale s'affirma, favorisée par le confluent de la Marne et de la Seine qui assuraient les approvisionnements en foin et orge nécessaires aux rations des chevaux.
Charles VI en fit son armurerie. L'Hôtel eut alors l'insigne honneur d'abriter les armes du souverain lorsqu'il demeurait à Paris, ou à Vincennes, ainsi que son harnais.
Frappé par la foudre qui l'endommagea, il fut aliéné par Louis XI à Gillette Hennequin. En 1617, la partie basse des terres, à l'ouest du domaine, fut donnée aux Carmes de Paris (emplacement du lycée Schuman)

Des ventes successives eurent raison des bâtiments qui disparurent au cours du XIXe siècle du paysage charentonnais. De ce domaine royal, seule subsiste, sur sa limite orientale, une parcelle de l'ancien parc, que la ville a acquise et où elle a aménagé un espace vert, le square Jules Noël.


L'ancien Couvent de Conflans

11-15 rue du Séminaire de Conflans.
Du couvent, édifié en 1657 sur des terres dépendant du Séjour de Bourgogne par les Bénédictines de Lagny, ne reste qu'un bâtiment, fort remanié au XIXe siècle, à l'époque où il abritait (1820-1830) la maison de campagne du Séminaire parisien de Saint-Nicolas.
Sa façade, d'architecture classique, que surmonte un fronton triangulaire, contraste avec l'imposante façade de l'ancien couvent des Dames du Sacré-Coeur.
Reconstruit et agrandi entre 1842 et 1844, cet ensemble de bâtiments, perpendiculaire au couvent du XVIIe siècle, est relié à celui-ci par une chapelle construite à la même époque. Cet établis-sement religieux abritait un noviciat et une maison d'éducation de jeunes filles.
Les religieuses du Sacré-Cœur restèrent dans la propriété, rachetée par le baron Empain à la fin du XIXe siècle, jusqu'en 1909. Le Séminaire de Paris se porta locataire de l'ancien couvent en 1911 puis en devint propriétaire. Il s'y maintint jusqu'à sa fermeture en 1971.
L'Ecole Notre-Dame-des-Missions s'installa à sa place en 1972, dans la partie occidentale des bâtiments tandis que la partie du XVIIe siècle abritait l'Ecole d'architecture de Paris-Conflans. La Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine l'a remplacée à l'automne 2008.


Le parc du Séminaire de Conflans

Le parc du Séminaire de Conflans qui entoure les bâtiments conventuels des XVIIe et XIXe siècles a été acquis par la commune en 1978. Espace vert de 11 719 m², il a fait l'objet de nouveaux aménagements au cours de ces dernières années.

Monuments historiques

Portail, terrasse, escalier et fontaine du Château de Conflans

Le portail en fer forgé que soutiennent deux piliers en calcaire surmontés de pots-à-feu, est l'oeuvre de l'architecte Pierre DESMAISONS. Il date de 1777 et constitue un des rares vestiges du château de Conflans ainsi que l'escalier à double volée et la fontaine nichée au coeur d'une rocaille situés au fond d'une des trois cours de l'ensemble immobilier Bobillot. Cet ensemble reliait les deux terrasses inférieures du château de Conflans.
Portail, terrasse, escalier et fontaine ont fait l'objet d'un classement en tant que Monuments Historiques le 25 Juin 1976.
Propriété de Mahaut d'Artois qui transforma le Séjour d'Artois en une demeure princière, - travaux de 1314-1320 - le château de Conflans appartint à de puissants propriétaires. S'y succédèrent, les Ducs de Bourgogne, VILLEROY, ministre d'Henri IV, Nicolas LE JAY, Président du Parlement de Paris, Madame de SENEÇAY, gouvernante de Louis XIV enfant, le Duc de RICHELIEU, enfin à partir de 1673, les Archevêques de Paris qui en feront leur maison de campagne jusqu'à la Révolution Française, date à laquelle il sera saisi comme bien national.
Bâtiment bas jouissant d'une vue exceptionnelle sur la vallée de la Seine, le château se terminait à l'ouest par une aile en équerre. Les jardins, oeuvre de LE NÔTRE, descendaient vers le fleuve par une succession de trois terrasses.
Vendu en trois lots à la Révolution Française, il fut démoli en trois phases au cours du XXe siècle.

Pavillons du XVIIIe siècle

111 et 114 rue du Petit-Château :
Seuls vestiges du château de Bercy, les deux pavillons qui se font face au 111-114 rue du Petit-Château, ancienne allée transversale de l'avant-cour du château de Bercy, ont été construits dans un bel appareillage de pierre que coiffent des toitures à la Mansart.
Une tête de cheval, ainsi qu'un bandeau de bois sculpté, ornent la façade du 114, pavillon en rez-de-chaussée, classé Monument Historique le 23 Octobre 1959.
Lui faisant face, au 111, un pavillon composé d'un rez-de-chaussée et d'un étage.
Son portail est surmonté d'un tympan décoré d'une tête de cheval, crinière au vent. Au dessus de celui-ci, un beau fronton en bas-relief épouse l'arrondi du portail. L'orne une scène de chasse représentant, à droite, un chien courant poursuivant un lièvre en son gîte. Symétrique à celui-ci, côté gauche, un chien d'arrêt lève un faisan. La scène a pour fond un paysage de vigne et de plantes luxuriantes. Dénommé le Petit Château, ce pavillon constituait la deuxième basse-cour de la propriété et abritait un appartement de bain. Il a été classé Monument Historique le 3 Janvier 1966.

Oeuvre de François Le Vau, terminé par l'architecte Jacques de la Guépière entre 1712 et 1715, le château de Bercy s'élevait à hauteur des 10-16 rue Marius Delcher. Il fut démoli en 1861. Les deux pavillons, uniques témoignages de la splendeur de l'ancienne demeure, en constituaient les entrées des basses-cours, ou communs.

Le Pavillon d'Antoine de Navarre

Construit dans le premier quart du XVIIe siècle à l'emplacement du Pavillon du Cadran, le Pavillon constitue l'élément le plus ancien de l'hôtel de ville de Charenton.
l a été classé Monument Historique, sous le nom de Pavillon d'Antoine de Navarre, en 1862.
Lors des Journées du Patrimoine, il accueille le public qui peut y visiter la salle du Chancelier Séguier et son bel appareillage de pierre, ainsi que la salle des Mariages, le bureau du Maire et la salle de réunion.
Des plafonds du XVIIe siècle, restaurés à partir de 1957, ainsi qu'un riche ameublement complété de peintures de l'époque classique, ont permis de restituer son lustre d'antan au seul édifice charentonnais subsistant de cette époque.
Acquise par la commune de Charenton-le-Pont le 5 Juillet 1838, la propriété d'origine se composait du grand pavillon auquel était accolé, à l'emplacement de la grille d'entrée, un petit bâtiment, ancienne chapelle et d'un autre pavillon, de moindres dimensions que le premier, auquel le reliait un hall. Celui-ci ouvrait sur la cour par un perron à péristyle et, à l'arrière, sur les jardins, par un escalier à double volée.
L'enclos de plusieurs hectares qui s'étendait à l'ouest, se composait de jardins à l'anglaise, à la française, de potager, melonnière, verger, bois de haute et basse futaie. A l'ouest il buttait sur le Clos des Arquebusiers ( emplacement de l'église Saint-Pierre) et remontait jusqu'au chemin de Saint-Mandé ( avenue du maréchal de Lattre de Tassigny).
Démantelé par la compagnie de financiers qui l'avait acheté en 1828, il fut divisé en quarante-huit lots, vendus à des particuliers, qui y firent construire de petites villas et des immeubles résidentiels. Ce démantèlement est à l'origine du quartier du Centre, première opération d'urbanisme de Charenton.
Une partie des bâtiments de l'Hôtel de Ville furent, quant à eux, reconstruits au cours des années 1887-1888 par l'architecte Léandre GRAVERAUX, à l'exception du Pavillon. Le nouvel Hôtel de Ville fut inauguré le 18 Novembre 1888.

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