Le 17/12 matin : 

Météo Charenton

 2°C

 - Après-midi : 

Météo Charenton

 4°C

  Météo Charenton

Le 18/12 matin : 

Météo Charenton

 1°C

 - Après-midi : 

Météo Charenton

 4°C

  Météo Charenton

|

Indice de pollution : faible

Menu Charenton.fr

Votre Ville

 Charenton.fr 

Histoire et patrimoine

Gens célèbres

La Comtesse Mahaut d'Artois

Propriétaire du château de Conflans (1316).
Princesse de sang royal, Mahaut d'Artois était la fille du Comte Robert d'Artois, neveu de Saint-Louis, dont elle hérita du château de Conflans.
De son union avec Otton IV, Comte palatin de Bourgogne, elle eut trois enfants, un fils, Robert, mort à l'âge de dix-huit ans et deux filles, Blanche et Jeanne, qui épousèrent Charles et Philippe, fils du roi Philippe le Bel.
Mariée à Charles IV, Blanche, convaincue d'adultère, fut emprisonnée au monastère de Maubuisson où elle mourut.
Devenue reine en 1316, à l'accession de son époux, Philippe V le Long, au trône de France, Jeanne hérita de Mahaut le domaine de Conflans qui par une succession d'héritages entra dans la Maison de Bourgogne.

Ducs de Bourgogne

Philippe le Hardi, quatrième fils du roi Jean II, dit Jean le Bon, fondateur de la deuxième maison de Bourgogne. A l'instar de Mahaut d'Artois, ce prince agrandit et embellit Conflans qui devint sa résidence préférée à partir de 1396. Il y recevait somptueusement ecclésiastiques, princes et rois.
Charles le Téméraire y écrivit, de concert avec Louis XI son adversaire, une page de notre Histoire. Le 5 octobre 1465, il y concluait avec le souverain la paix qui mettait un terme au conflit de la Ligue du Bien Public opposant le souverain à une partie des grands féodaux.

Villeroy

Nicolas de Neufville, seigneur de Villeroy, fut ministre de quatre rois, cinquante ans durant. Il agrandit et embellit la demeure de Conflans qu'il avait reçue de son père et aménagea ses jardins. Avec lui la maison de Conflans devint château. Il y réservait un appartement à son souverain, Henri IV, qui l'honorait de ses visites ainsi que le poète Ronsard qui chanta la beauté du site dans son épitre Les amours diverses.

Le chancelier Séguier

Propriétaire du Pavillon (Hôtel de Ville) de 1629 à 1633, un des fondateurs de l'Académie Française.
Comte de Gien, duc de Villemore, Pierre Séguier naquit à Paris en 1588. Maître des requêtes au Parlement de Paris puis Intendant en Guyenne, Séguier revint à Paris dont il devint Président du Parlement.
Sa puissance de travail attira sur lui l'attention du ministre Richelieu qui le nomma Garde des Sceaux le 25 Février 1633, puis chancelier en 1635.
Amoureux des Belles Lettres, ce grand serviteur de la Couronne est à l'origine de la création par Richelieu, en 1635, de l'Académie Française. Au décès du célèbre ministre, il en devint le second Protecteur, et le demeura jusqu'à la fin de sa vie, à Saint-Germain-en-Laye où il s'éteignit en 1672.

Le peintre François Boucher

Il peignit plusieurs Pastorales inspirées des rivages et moulins de la Seine et de la Marne à Charenton.
Né en 1703, François Boucher est resté célèbre dans l'histoire de la peinture française pour ses tableaux d'amour, ses scènes mythologiques et ses paysages magnifiant la campagne italienne que lui inspirèrent les environs de Rome où il séjourna de 1728 à 1731.
De retour en France il peignit son premier chef-d'œuvre en 1732, "Vénus demandant à Vulcain des armes pour Enée", et entra à l'Académie comme peintre d'histoire en 1734.
Reconnu par Louis XV et la Marquise de Pompadour qui lui passèrent des commandes, ainsi que par les Cours de Suède et de Danemark, son oeuvre aborda tous les genres, religieux, rustique, mythologique, animalier, libertin.
L'estampe, la tapisserie, la porcelaine devaient fournir un prolongement à sa créativité dont le genre des Pastorales devait le consacrer comme le plus grand peintre de sa génération.
Les différentes oeuvres que lui inspirèrent les moulins de Charenton appartiennent à cet art de la Pastorale qui s'applique parfaitement à l'atmosphère de la Cour.
"Le Moulin de Quiquengrogne à Charenton", qui semble être la première représentation non italianisante d'un paysage par le peintre, date de 1739. Cette oeuvre est à l'origine de deux gravures de J.P. Le Bas "Première veue de Charenton" et " Seconde veue des environs de Charenton".
Une autre version de ce tableau figure au musée d'Orléans sous les titres "Le Moulin de Charenton" ou "Le Pigeonnier".
Alliant le pittoresque de la décrépitude au plaisir imaginé de l'existence rurale, cette oeuvre prend des libertés avec le sujet original et semble être une recomposition des différents moulins et de leurs sites propres qui jalonnaient les berges de la Marne et de la Seine à la hauteur de Charenton.
Le thème du moulin de Charenton devait être repris dans différentes tapisseries de Beauvais, des Gobelins et d'Aubusson*, telles que "La Fontaine d'amour" et son pendant "Le vieux colombier" ainsi que dans "Le Joueur de flûte".

* L’une d’elles orne un des murs du grand escalier de l’Hôtel de ville.

Le peintre Fragonard

Elève de François Boucher, Fragonard achète en 1782 à demoiselle Bouquet une maison surplombant la Seine aux Carrières de Charenton. Cette bâtisse lui coûte 8011 livres et 4 sols. Il y séjourne à la belle saison, délaissant son appartement du Louvre où il réside habituellement.
Si le ciel, les rivières, les îles et moulins de Charenton ont pu inspirer cet artiste, aucune de ses oeuvres n'immortalise un paysage charentonnais.
La Révolution chassa Fragonard de Paris et de Charenton qu'il quitta pour se réfugier en sa ville natale, Grasse.
A son retour à Paris, il ne revint jamais à Charenton.

Le poète Paul Eluard

Il termina sa vie au 52 avenue de Gravelle où il résida de l'automne 1951 au 18 Novembre 1952, date à laquelle il fut victime d'une ultime crise cardiaque.
Un des plus grands poètes de son siècle, Paul Eluard affirma tout au long de son oeuvre son espérance en une humanité, qui, délivrée de l'angoisse et de la haine verrait triompher la justice.
La poésie de cet écrivain engagé, fluide et dense, chante l'amour, la nature et la révolte.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation des cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et d'optimiser l'affichage des pages du site. En savoir plus / Ne plus afficher