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Espace Art et liberté

Visites commentées

Sensibilisation à l’art contemporain entre "midi et deux"

L’horaire de ces rendez-vous n’est pas banal. Initiés récemment ils permettent la découverte de l’exposition en cours à l’heure du repas. Ouverts à tous publics, ils contribuent aussi à renforcer la proximité et notamment avec le personnel des entreprises du secteur.

L’objectif est la découverte des œuvres et des artistes de l’exposition. L’analyse des œuvres dans le contexte de l’art contemporain mais aussi dans leurs rapports à l’histoire de l’art, à la filiation aux grands artistes et courants artistiques. Une approche sensible favorisant une analyse esthétique et plastique. La visite commentée permet la mobilité dans l’espace, la confrontation directe à l’œuvre. La forme n’est pas didactique, privilégie plutôt les échanges et interactions avec le public.

Ces visites commentées sont présentées par Frédéric Mette, Directeur de L’Espace Art et Liberté.

Visite commentée; Art in the city.

Le 08 Juin 2017

Exposition
Art in the city
Visite commentée du jeudi 8 juin 2017

Comment les créateurs d'aujourd'hui s'emparent de l'espace urbain ? Une sélection d'artistes de la scène contemporaine nous propose une interprétation esthétique. Un regard réaliste, poétique qui peut être parfois futuriste ou prophétique. Ils interrogent la ville dans ses mutations, révèlent ses formes nouvelles. Ils nous apprennent à poser une vision critique sur un environnement tellement quotidien qu'on en oublie parfois d'apprécier ses qualités esthétiques ou architecturales. Dans sa structure et ses apparences, la ville est aussi l'expression de l'évolution de la société et de ses modes de vie. La ville harmonieuse a été théorisée pendant la Renaissance mais celle-ci est devenue un fait majeur de société depuis la révolution industrielle. Elle est l’horizon, le cadre de vie quotidien d’une majorité de citoyens depuis la fin du 19ème siècle, fascinante et effrayante à la fois. On se souvient de Monet et de ses vues de la gare Saint Lazare. De Caillebotte qui fut le premier à peindre les rues de Paris avec des vues plongeantes et perspectives photographiques. Les expressionnistes allemands au début du XXème siècle ont pris la ville pour décor des vices et turpitudes de l’époque. Les paysages apocalyptiques et prophétiques de Meidner, annonçaient les guerres qui détruiront beaucoup de villes durant le 20ème siècle. Ainsi se confrontaient l’enthousiasme visionnaire des futuristes et l’expressionisme angoissant de certains artistes comme George Grosz.
Depuis les années 80, le corps urbain est celui qui concentre à nouveau nos angoisses. La bande dessinée a été souvent un art dans lequel la ville était détruite de façon catastrophique. Les choses changent aujourd’hui avec le manga, et notamment « Mangapolis » qui propose une vision plus positive. La ville et l’architecture sont souvent liées. L’émergence des grands ensembles dans les années 50-60, les cités dortoirs ont marqué le paysage urbain. Il ne faut pas faire pour autant l’amalgame entre la ville et l’architecture. Beaucoup d’artistes travaillent sur l’architecture, mais peu d’entre eux travaillent sur la ville en tant que telle. Un bâtiment, c’est toujours une idée qui prend forme dans le réel. Une ville, c’est un réservoir d’idées inachevées. On le voit par exemple à Paris, où la dalle de La Défense s’arrête brusquement sur le cimetière de Nanterre, attendant d’être prolongée. Il y a un autre versant du travail artistique, au-delà des musées. Il faut penser aux réalisations des artistes dans la rue qui prennent la ville comme un terrain d’expérimentation. Ce sont à la fois des œuvres graphiques qui surimpressionnent les murs des villes de nouvelles images, mais qui sont aussi porteurs de pratiques nouvelles. Le graffiti et le Street-Art en sont aujourd’hui la plus vive expression. Hains et Villeglé avaient été des précurseurs avec les affiches lacérées.
Il ne faut pas croire que la ville est simplement une ville-centre avec sa banlieue. C’est plutôt un territoire, aménagé, urbanisé. On parle de Paris, mais il faut voir aussi ce qui se passe ailleurs : aujourd’hui, la grande expérience urbaine se fait en région. Des villes comme Lille ou Marseille ont placé la culture au centre de leur transformation. Il s’agit de créer un nouveau rapport à la ville.
Cette exposition n’est pas exhaustive des pratiques artistiques contemporaines liées à la ville mais propose des regards, des interprétations qui questionnent, poétisent ce nouveau rapport à la cité. Elle réunit 21 artistes qui abordent ce sujet avec des médiums et des univers parfois très éloignés. Des grands thèmes émergent de cette confrontation. L’exposition commence par un hommage à Chicago avec les grandes peintures de Michelle Auboiron et les photos de Charles Guy. Une ville qui a contribué à définir l’architecture de nombreuses grandes cités. La ville fut détruite par un incendie en 1871. Les architectes durent innover, adopter de nouvelles techniques et utiliser l’acier pour les structures des bâtiments. L'aspect de la ville changea fondamentalement. Cet incendie de Chicago permit aux urbanistes de penser à une reconstruction de la ville selon des critères modernes.




Une autre réalité de la ville

POPAY
Fresques fantastiques qui retracent le malaise et les contradictions de la réalité urbaine et d’une nature fantasmée.
Juan Pablo de Ayguavives alias POPAY artiste français est né à Barcelone en 1971. Graffeur, peintre et graphiste, il vit et travaille actuellement en région parisienne. Il s’inspire aussi bien de grands peintres du XXe siècle comme Combas et Picasso, que de la bande dessinée psychédélique et des films d’animation. Ses fresques racontent des histoires fantastiques chargées en couleurs vives et intenses. Violente, énergique sa narration met souvent en scène des personnages issus d’un monde surnaturel. Un parcours riche qui a fait de lui l’une des figures incontournables du street-art.
Laurent DAUPTAIN
Reflets d’une autre réalité de la ville, moins reluisante certes, mais tout aussi digne d’attention. Laurent Dauptain dresse ainsi la chronique sans concession d’une réalité sociale et urbaine qui possède ses zones d’ombre.
Il est né en 1961. Diplômé de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris et des Arts Décoratifs.
Depuis 1981, il n’a cessé d’exposer et a reçu de nombreuses distinctions. La pratique acharnée et prolifique de l’autoportrait depuis près de de trente-cinq ans fait la particularité et l’originalité de sa démarche. Chez lui, c’est bien plutôt le silence, les espaces déserts, les trottoirs vides qui sont mis en avant. Reflets d’une autre réalité de la ville, moins reluisante certes, mais tout aussi digne d’attention. Laurent Dauptain dresse ainsi la chronique sans concessions d’une réalité sociale et urbaine qui possède ses zones d’ombre.

La ville entre mémoire, nostalgie et mutation

Olivier CAROFF
Ses toiles deviennent ainsi des icônes de la nostalgie, de la mélancolie, de la rêverie, de l'isolement, de la solitude, mais loin de tout sentiment tragique.
Peintre, Olivier Caroff a été fortement influencé par le photoréalisme américain de l'entre-deux-guerres. Ses compositions en camaïeux de gris, trouvent leur source dans des photographies qu'il a prises, puis retravaillées sur ordinateur. Après mise au carreau, il les peint à l'huile sur des toiles de petit format. Le recours au format Polaroid leur confère un aspect délicatement suranné. Il y a, dans ce processus, un contraste presque dérisoire entre le caractère instantané de la photographie et le long et minutieux travail de restitution sur la toile.
Ses sujets évoquent la solitude de promeneurs dans des paysages, urbains, industriels ou ruraux, vides, hormis quelques silhouettes humaines non identifiables.
Christophe VERDON
Créer une plaque de rue en reprenant les codes de l'artiste à qui elle rend hommage.
Né à Paris en 1962, Christophe Verdon a, depuis l'enfance, consacré son temps libre à la création (dessin, peinture, écriture...), comme il aime à le dire : "La création est ma récréation". Lors d'une promenade, Christophe Verdon croise la rue Georges Perec, petite rue d'une trentaine de mètres, perdue dans le fin fond du 20ème arrondissement de Paris. Admirateur de Georges Perec depuis longtemps, il se dit : "Cet homme n'a pas la place qu'il mérite !". L'idée est née. Il crée alors, pour les 30 ans de la mort de l'écrivain en 2012, une plaque "Plac G org s P r c" sans les E, afin de rendre hommage à l'homme et à son livre "La disparition". Fort de l'accueil fait à son travail artistique, il décide de créer d'autres plaques sur le même principe.
Thibault DERIEN
« J’habite une ville fantôme »
« J'en avais marre de la capitale(....) Une ville sans voiture ni habitant, sans bruit ni mouvement, calme et reposante comme la campagne. Aujourd’hui je me promène en silence dans ces rues rien qu’à moi, où je n’ai qu’à me servir, où tout me tend les bras. Au début je me suis bien posé quelques questions : que s’était-il passé ici et qu’était devenue la population ? Exode rural, catastrophe naturelle, cataclysme écologique, peu importe finalement. Avec le temps j’ai appris à ne pas bouder mon plaisir, et la seule chose qui m’inquiète désormais, c’est de savoir combien de temps cela va durer. Je tue le temps, qui ne passe plus vraiment par ici, en imaginant toutes ces vies passées derrière ces volets, rideaux de fer fermés. Je suis comme perdu sur une île déserte, sauf que je n’ai pas envie que l’on me retrouve. J’habite une ville fantôme. »
Frédéric DUCLOS
Frédéric Duclos pose un regard abstrait sur la ville pour qu’on en retienne les lignes, les structures, la géométrie et l’essence poétique.
En dehors de ces travaux de commande, il réalise des photos sur des recherches personnelles, l’univers des chantiers. « Je retravaille parfois à l’ordinateur pour accentuer la force ou la poésie qui s’en dégage. » Frédéric Duclos pose un regard qui abstrait la ville pour qu’on en retienne les lignes, les structures, la géométrie et son essence poétique. Il invite notre regard à aller au-delà du rapport fonctionnel à l’Espace urbain pour en dévoiler une beauté insoupçonnée.

Marion CHOMBART DE LAUWE
Actualiser le devenir d’un espace muté, dans la perspective d’une pensée de la disparition, de la mémoire, de la métamorphose…
Marion Chombart de Lauwe est une artiste talentueuse qui nous livre l’espace urbain dans ses mutations. Elle imprime ses traces sur des plaques gravées, commence par dessiner le processus de transformation des bâtiments et inscrit de ces lieux ce qui reste d’eux. Actualiser le devenir d’un espace muté, dans la perspective d’une pensée de la disparition, de la mémoire, de la métamorphose… Les lieux se creusent, ils émettent un signal et disparaissent. Être sur la brèche, dans un instant donné, un entre deux qui ne peut être reproduit.
Laura HIRENNAU

« Je dirais que je regarde le territoire par une voiture en course, la route comme mon étude de cas, où l’on perçoit les transformations encore visibles. »
Laura Hirennau est née à Udine en Italie en 1975 et vit à Paris. En 1989, elle débute sa formation artistique à l’Institut d’Art d’Udine, puis à l’ISIA (Institut Supérieur pour les Industries artistiques) d’Urbino, et à l’université d’architecture de Venise (Italie). « Enquête sur territoire » : Il s’agit d’une série de tableaux technique mixte, huile et peinture acrylique sur bois, représentant le territoire italien contemporain de façon hyperréaliste. C’est un vrai safari pour raconter l’actualité des transformations survenues sur l’ancien territoire agricole depuis les années cinquante. Je choisis d’élaborer ce reportage à la peinture plutôt que à la photographie parce que c’est une technique artistique avec des matériaux traditionnels qui permettent la réflexion. Industrialisation, commercialisation, perte de l'identité des lieux, ces lieux sont devenus des conteneurs de fonctions.

CHARRUAU
Les paysages urbains de Gérard Charruau semblent d’emblée s’inscrire dans une forme d’héritage, celui de l’histoire de l’art comme de l’architecture et de l’urbanisme.
Il est né en 1953, vit et travaille à Paris. Gérard Charruau fabrique son paysage, sa vision, dans un geste esthétique de recouvrement subtil, de mise à distance, que constitue ce filtre de papier végétal qu'il maroufle sur ses toiles en un fin grillage. Ce papier à l'usage initialement trivial, devient ici le comble du raffinement, créant un trouble comme une brume autour de la vision. Alors cet écran diaphane contribue à suggérer la sensation d'un souvenir, l'impression d'un vécu, une image mémorielle. Les paysages urbains de Gérard Charruau semblent d’emblée s’inscrire dans une forme d’héritage, celui de l’histoire de l’art comme de l’architecture et de l’urbanisme.




Quand l’architecture dessine la ville

Michelle AUBOIRON
Elle parcourt le monde pour y construire ses toiles, son travail d’architecte à elle. Peintre des villes, peintre de l’architecture…
Dans les années 80, Michelle s’agite, sculpte Georges et Catherine en hyperréaliste pour le Centre Pompidou, peint des story-boards, des objets usuels, des portraits, interprète les unes de Libération 50 jours d’affilée, détourne des objets comme ce buffet Henri II transformé en immeuble new yorkais… L’exposition présente une série sur Chicago. « Passage obligé, incontournable, lorsque l’on aime comme moi l’architecture, les structures de toute nature et l’urbain... Comme je ne suis pas architecte, mais peintre, je peins l’architecture. Elle me raconte des histoires de vies, de sociétés, de pays, de terrains d’aventures... J’aime peindre en “live”, dans la rue, pour mieux saisir les lumières et les ambiances de la ville, au contact des gens, et pour aller à l’essentiel, je peins une peinture dans la journée. » En 91, c’est parti pour le tour du monde, New York, Paris et ses ponts. Elle se met en danger, peint dans l’inconfort, au milieu du bruit, de la foule, de la circulation, dans la canicule, chaque fois boucle une peinture dans la journée. Avec des centaines de toiles, des dizaines d’expos, elle a construit sa route, son espace.
Charles GUY
« …découvrir la ville, l’explorer sous presque toutes ses coutures à la recherche d’images singulières d’architecture. »
Fin des années 70, Charles GUY fait ses premières photos avec un Lubitel 2, vieux 6 x 6 soviétique de 1955, 100% manuel, dont il développe “clandestinement” les films la nuit avec son meilleur ami, dont le père possède un labo argentique à l’ancienne du côté d’Evreux. Devenu architecte DPLG, puis pionnier des images de synthèse d’architecture au milieu des années 80, il construit patiemment ses images...
Voyageur, mais pas solitaire, il parcourt le monde et partage ses découvertes avec Michelle Auboiron, peintre, dont il est le premier admirateur et compagnon. Dans ses cabinets de curiosités que sont les villes, il capte surfaces, matières, textures, compositions, ambiances et perspectives dont il se joue. Sonores et souvent musicales, les photos de l’artiste nous mettent de gros vacarmes et de curieux silences dans les yeux. Et, entre deux bouquets d’immeubles, un jeu de reflets, un éclat de lumière ou une accumulation de fenêtres, il y a toujours un sourire qui pousse. Objectif Chicago : immersion dans cette cité fascinante qui fera l’objet d’un livre avec Michelle Auboiron.

Inspirations urbaines, visions futuristes
Virginio VONA
Les œuvres de Virginio Vona offrent une expression aux facettes multiples à la fois visionnaires, intrigantes, sensorielles, obsessionnelles et hypnotiques.
Né à Rome (Italie) en 1969, Virginio Vona est passionné depuis toujours par le dessin. Son parcours à Rome en atteste : cinq années d’études dans l’école de graphisme Federico Cesi, deux années à l’école de bande dessinée Scuola Internazionale di Comics et deux années à l’Institut d’ Art San Giacomo.
Les œuvres de Virginio Vona offrent une expression aux facettes multiples à la fois visionnaires, intrigantes, sensorielles, obsessionnelles et hypnotiques. Elles s’arrachent à l’attraction terrestre, la matérialité pesante du béton et du fer. Monde underground, projection esthétique d’architectures inhumaines, reflets d’une société futuriste en dichotomie avec la vie. Comme une anticipation architecturale qui se fond dans la vitesse du temps et de l’esprit. Virginio Vona est peintre et auteur de bande dessinée (créateur du personnage Fenice) et performeur.

Mouvement, énergie urbaine.
LOL
La série sur New-York rend compte de de l’effervescence, de la fascination dont elle fait l’objet en imposant un autre rapport à l’espace.
Lol est né sur l’Ile de Ré en 1958. Sa première passion est la musique, très jeune il apprend la guitare. Des 1977 il connaît rapidement le succès grâce à sa virtuosité de guitariste en jouant au sein de groupes tels que "Bulldozer" puis " Extraballe" deux formations avant-gardistes qui ont influencés la scène française « post-punk ». En 1990, LOL inaugure une formule originale à la télévision Française en créant « LOL ET LE GROUPE » à la manière de « Saturday night live » émission culte aux USA. Canal Plus lui laisse libre cour pour animer musicalement ces émissions mythiques : « les Nuls l‘émission » et « Nulle Part Ailleurs » de 1990 à 2000. Et c’est en 1997 Estrella G grande designer de mode espagnole qui lui fait découvrir le travail du peintre catalan de renom Antony Tapies.
En 2017 il peint à Paris, en nomade, transformant des lieux de vie en ateliers tout en créant des happenings où la peinture et la music live fusionnent. Une peinture qui exprime avec sensibilité l’énergie et le rythme des mégapoles. La série sur New-York rend compte de de l’effervescence, de la fascination dont elle fait l’objet en imposant un autre rapport à l’espace.

Adela BURDUJANU
De près il y a des traits de peintures, des gestes, parfois brusques, violents, rageurs… de plus loin le bruit et la vie d’une métropole ou d’un paysage.
Après les Beaux-Arts en Moldavie, Adela Burdujanu est diplômée en science de l’art, Licence et master à la Sorbonne de Paris. Membre de la Fondation Taylor, de l’Académie Arts Science et Lettres ainsi que de l’ELF Génuis Fundacio (Espagne). Elle est encore une jeune artiste mais a trouvé une facture, un univers. Ses représentations urbaines sont à la fois fidèles dans l’observation du mouvement de la rue et laissent la peinture vivre. Le cadrage peut être photographique mais le médium est là toujours présent, la poésie se situant peut être dans cette articulation délicate. « Dans mes peintures, je m’interroge sur les différentes possibilités de représentation. Je travaille sur la mise en évidence des structures picturales, sur la transformation des formes, sur la remise en pause du temps et de l’espace… De près il y a des traits de peintures, des gestes, parfois brusques, violents, rageurs… de plus loin le bruit et la vie d’une métropole ou d’un paysage.

Poétique de la ville
Agnès GUILLON
Elle aime la lumière, capter l’atmosphère des lieux, l’intime et les émotions cachés derrière l’anecdote.
Agnès Guillon est née en 1976. Jeune peintre dont la facture et l’univers se remarquent au premier regard. Elle aime la lumière, capter l’atmosphère des lieux, l’intime et les émotions cachés derrière l’anecdote. Pour elle, les objets les plus simples racontent une histoire. Reflet du temps passé, miroir d’un cheminement, son regard sur le monde renvoie à une intériorité. Son travail s’appuie sur l’observation humble et assidue du réel, cherchant la vérité du sujet au-delà des apparences. Elle interroge les possibilités de la représentation, à la recherche du geste juste et minimal pour une transcription sensible à la limite du geste et de l’imaginaire. Les nocturnes révèlent la poésie des espaces urbains, les couleurs et les vibrations l’emportent sur la froideur des structures et de la géométrie.
Nathalie OUAMRANE
« Le voyage commence. Les images se forment, transcendant les nostalgies et les amertumes. »
Elle vit et travaille à la Maison des artistes de Charenton. Peintre, elle est spécialisée dans les carnets de voyages et paysages. Grande coloriste, elle restitue avec poésie les lieux qu’elle visite. Elle a exposé dans de nombreuses galeries, à l’Institut du monde Arabe en particulier. A travers les paysages d’Algérie, du Maroc, elle retrouve les odeurs et les souvenirs de son enfance. « Le voyage commence. Les images se forment, transcendant les nostalgies et les amertumes. » Elle cherche la lumière, l’atmosphère des villes écrasées par la lumière, révèle l’âme des villes et des paysages mythiques. On ressent la végétation luxuriante et les odeurs. Des petits carnets, des petits fragments de ville qui se déploient sous nos yeux, nous rappelant la série d’Albert Marquet sur le port d’Alger.

La ville comme terrain d’expérimentation, support d’expression
ARTOF POPOF
Sa cité est vivante et hantée d’histoire. On y croise des mots et des portraits, de la poussière et des étoiles.
Artof Popof est le blaze d’Alexis Ginzburg, peintre urbain et graffeur issu du mouvement Street art et Graffiti. Il est né le 24 janvier 1975 à Moscou (Union soviétique). Il vit et travaille actuellement à Montreuil. Il s’initie au Graffiti dans les rues de Montreuil, il a 13 ans lorsqu’il pose ses premiers tags. En 1990, il rejoint le Crew M.A.C et pose ses Graffitis dans des terrains vagues du 11ème et du 12ème arrondissement à Paris. Depuis ses premières expositions, au fil de ses projets et des commandes, Artof Popof aiguise son langage. Sa peinture transcrit avec finesse les lumières et les matières de la ville. Sa cité est vivante et hantée d’histoire. On y croise des mots et des portraits, de la poussière et des étoiles. Son art est empreint de dualités, entre Graffiti et classique, un subtil équilibre entre le délicat et le brut. Sur toile ou sur mur, sa peinture dégouline et transpire. Elle transpose l’architecture et nous transporte à travers une ville en lettres capitales. Prenez son métro aérien pour apercevoir la dernière série de toiles « Cityzen ».

DARCO
Un artiste majeur du graffiti, le mur est son musée, il laisse une empreinte à la fois puissante et pure par le lettrage.
Né à Bielefeld en Allemagne en 1968, Darco est issu de la première génération de graffeur français. Son style repose sur des lettrages dynamiques et colorés. La diversité de son travail des lignes l’amène à exploiter des univers très différents, de l’épure calligraphique au graffiti old style. Il fut le premier graffeur condamné par la justice après une plainte de la SNCF en 1988 pour avoir fait des graffitis le long des voies ferrées. Paradoxalement cette condamnation a contribué à son succès puisque sa peine consista à peindre des fresques sur les murs de la gare du Nord. La répercussion médiatique de cette affaire a visibilisé le mouvement graffiti en France. Bien que condamné pour « destruction de biens publics », Darco s’est battu pour revendiquer un statut d’artiste auteur, et la reconnaissance de cet art. Ses œuvres sont reconnues internationalement, des galeries des Etats-Unis jusqu’en Bosnie, et acquises par de nombreux musées comme le Grand Palais ou le Palais de Tokyo. Il a notamment peint des fresques en Australie à l’occasion des jeux Olympiques. Son art s’illustre dans des domaines aussi variés que la décoration, la mode, le luxe, l’architecture, le design ou encore l’évènementiel avec des sociétés comme Virgin, BMW, Peugeot, Posca, Make up for ever, Clarins, Hermès. Un artiste majeur du graffiti, le mur est son musée, il laisse une empreinte à la fois puissante et pure par le lettrage.
BRIKX ART
Les Lego fascinent à tout âge. Brikx en a fait un nouvel art de la rue.

Brikx vit et travaille à Charenton. Les Lego fascinent à tout âge. Brikx en a fait un nouvel art de la rue.
Plus jeune, il s’est plutôt exprimé sur les murs des rues et du métro à coup de tags et de graffitis, à la hussarde. « Je me suis formé avec la rue. J’ai rencontré beaucoup d’acteurs de ce milieu et partagé des expériences qui m’ont aidé dans la connaissance des couleurs, des matières, des formes… ». De mon côté, je transformais beaucoup de choses comme des objets du quotidien en lumières ou des tambours de machine en meubles. J’ai toujours été inspiré par la création, l’envie d’inventer un langage. Puis, je me suis marié, j’ai eu des enfants, ce qui change un peu la donne sur le principe underground et illégal. On ne sort plus à 3 heures du matin pour aller redécorer le métro. Et ce n’était plus ma vision. Mais malgré tout, l’appel de la rue était encore là et j’y ai répondu différemment. » La rue reste un moyen de communication, d’expression, une toile géante d’exposition où tout le monde peut en profiter pour délivrer un message, faire partager un univers. Un artiste atypique, qui inscrit sa démarche au cœur de la ville en utilisant un médium peu commun.
LOBOBORI
« De nombreux classiques du cinéma m’interpellent et m’inspirent : Métropolis, le déclin de l’Empire Américain, les Temps Modernes…
Lobobori est une jeune peintre d’origine Chilienne vivant à Paris. Elle fait partie de l’atelier collectif « le 42 bis », rue Molière à Montreuil. Lobobori utilise souvent la ville pour décor, ses peintures aux accents souvent violents et tragiques nous rappellent les expressionnistes allemands qui voyaient dans la cité un lieu de décadence. Une figuration « Ensorienne » qui interroge sur le devenir de l’être humain perdu dans une société devenue hostile. « De nombreux classiques du cinéma m’interpellent et m’inspirent : Métropolis, le déclin de l’Empire Américain, les Temps Modernes, qui traitent de ce même thème de l’empire qui court à sa destruction. A ces classiques s’ajoutent des inspirations plus populaires, des héros et anti-héros : les Selk’Nam, Gozilla, King Kong, des armées de squelettes, des personnages politiques, de contes ; des rockers.




Texte visite commentée

2 juin 2016

ESPRIT STREET
DU 24 MAI AU 2 JUILLET 2016
Espace art et liberté



Une petite histoire du street art :

L’art mural existe depuis les origines de l’homme. Lascaux nous renseigne sur les usages d’une autre époque. Représentations égyptiennes ou scènes religieuses des cathédrales, les peintures murales ont accompagné de grandes civilisations. Dès 1920 en Amérique latine avec Diego Rivera, puis en Europe plus tard (Mur de Berlin, Irlande du Nord, Mai 68) celles-ci sont devenus un élément familier de l’espace urbain.
Le graffiti est aujourd’hui très présent dans les grandes villes. Considéré longtemps comme une forme de vandalisme, cet art acquiert peu à peu ses lettres de noblesse. Des expositions majeures ont eu lieu ces dernières années comme « le festival d’art urbain d’Europe » à Londres qui a réunît plus de 25000 visiteurs.
A Paris en 2009, le Grand Palais a présenté 150 tageurs internationaux. « Né dans la rue », autre exposition majeure organisée par la fondation Cartier pour l’art contemporain.
De plus en plus populaire et varié dans ses formes, il peine cependant à être reconnu par les institutions culturelles. Les grandes expositions en musée se font attendre. Exposer l’art urbain reste un débat pour des œuvres destinées à être vues en extérieur. Faire entrer le graffiti dans un espace intérieur c’est aussi prendre en considération le fait que beaucoup d’artistes ont un travail en atelier souvent très abouti et légitime à montrer. Les grands peintres de la Renaissance ne réalisaient-ils pas des oeuvres monumentales parfois en extérieur sans que cela ne soit contradictoire avec leur travail à l’atelier ?
Charenton et l’Espace Art et Liberté furent précurseurs, en 2007 eu lieu la première exposition dans notre ville des graffitis du collectif 3HC. Depuis 3 autres expositions ont été consacrées à cet art. L’an dernier notre exposition consacrée au dessin animé japonais fut l’occasion de présenter des artistes du street art inspirés par le dessin d’animation et le Manga.



Origine du mot graffiti :

D’où vient le graffiti, de Lascaux et des premières inscriptions sur les murs ? Graffiti vient du grec « graphein » qui signifie écrire ou dans son utilisation la plus courante dessiner.
Le tag est l’expression la plus primitive de l’art du graffiti. Il se compose d’un pseudonyme, exécuté en général au marqueur ou à la peinture aérosol. Artistiquement ce marquage est la racine du graffiti. Le plus souvent, le tag est une écriture cursive travaillée et singulière, une signature indissociable de son auteur.

Comment définir le Street art ?

L'art urbain, ou « street-art », est un mouvement artistique contemporain. Il regroupe toutes les formes d’art réalisées dans la rue, ou dans des endroits publics, et englobe diverses techniques telles que le graffiti, le pochoir, la mosaïque, les stickers ou les installations. C'est principalement un art éphémère destiné à être vu par un très grand public. Le mot «graffiti» représente avant tout une forme d'expression extrêmement ancienne qui consiste à apposer sa marque, sa signature, son siglet sur un mur ou plutôt espace urbain afin de communiquer à l'aide des mots ou des images. Non officiel par son non-conformisme, il fut longtemps considéré comme illégal avant d’être consacré comme un majeur.


Le Street art et la ville pour décor :

L’expansion du street art est liée sans aucun doute aux récentes mutations de la ville, que ce soit d’un point de vue architectural, structurel ou social. Favorisé aussi par l’apparition de nouveaux territoires dans les années 70 et l’omniprésence de divers signes (publicités, signalisations, dépliants…). Le graffiti est l’incarnation visuelle d’une nouvelle organisation urbaine qui tourne autour d’un système d’échanges de signes généralisé. Au début du mouvement, les graffeurs veulent être vus le plus rapidement possible du plus grand nombre comme la publicité en se servant des ressources de la ville et en tout premier lieu du métro. Ce qui explique sans doute la naissance de ce mouvement à New York. La propagation du graffiti et des tags doit beaucoup aussi à l’apparition chez les marchands de couleurs des bombes de peintures aérosols.



Naissance du Street Art à New York :

Si New York fut la ville à l’origine du développement de ce mouvement, la légende attribue la naissance du graffiti moderne à Détroit. KILROY, jeune ouvrier dans une fabrique de bombes de cette ville prend l’habitude d’inscrire sur les caisses en bois « Kilroy was here », traduction : « Kilroy est passé par là ». Les bombes envoyées sur le front en Europe font rapidement de l’ouvrier une célébrité. Un peu plus tard à Philadelphie CORNBREAD va laisser sa signature partout dans la rue afin d’attirer l’attention d’une jeune femme.



Pourtant c’est New York qui voit l’expansion au début des années 70 rendue possible par son immense réseau de métro, terrain d’expression privilégié. De grands noms vont apparaître comme SEEN, STAY HIGH 149 ou encore PHASE 2. Les métros et wagons de trains furent très rapidement recouverts d’inscriptions des plus variées. En seulement quelques années, les artistes graffeurs améliorèrent leur art en adoptant divers styles, couleurs et formes, créant des compositions jusqu’alors méconnues. FUTURA un peu plus tard crée un langage plus abstrait. Au début des années 1980, une loi dans la ville de New York est votée pour sanctionner les graffeurs, les plus courageux iront dessiner dans les arrondissements défavorisés New-Yorkais, plutôt que dans la ville elle-même. C’est de cette façon que l’art du graffiti s’étend aux autres grandes villes américaines. C’est à ce moment que le graffiti trouve une forme de consécration par des premières expositions majeures en galerie. La Fashion Moda et Fun Gallery furent les premières à exposer les grands noms de l’époque : LAME, DAZE, SEEN, CRASH ET FUTURA. De grands artistes comme Jean-Michel BASQUIAT ou Keith HARING sont proches de ce mouvement. TOXIC autre grand nom de l’époque est né dans le Bronx à New York. En Filiation du futurisme gothique de son ami RAMMELLZZE, il crée un style singulier et puissant. Ami de Jean-Michel BASQUIAT, ils vont fonder le creew « Hollywood African ».
JONEONE tague dans les rues et le métro à la fin des années 70. En 1985, il commence à peindre sur toiles reproduisant ce qui fait son style : la vision d’une rame de métro graffée prenant de la vitesse et engendre des traînées de couleurs.



Son arrivée en Europe et en France en particulier :
Le contexte historique joue un rôle particulier avec l’érection du mur de Berlin en 1961. Dès 1980 la façade ouest devient une toile géante à disposition de tous. 118 artistes de 21 pays y laisseront une trace. Les graffeurs américains trouvent une reconnaissance particulière en Europe et notamment aux Pays Bas.
En France certains artistes ont participé à l’émergence de l’art urbain comme VILLEGLE, HAINS, ERNEST PIGNON ou encore ZLOTYKAMIEN. VILLEGLE créé ainsi des œuvres à partir d’affiches lacérées par les passants ou détériorées par le temps. Ainsi le début des années 60 favorise l’expression sur les murs de la poésie, de l’humour et de l’engagement politique. Le pochoir devient une forme d’expression privilégiée.
Deux des principaux pionniers en France : BLEK LE RAT fut un des premiers français inspiré par la scène américaine naissante. Il va utiliser la bombe et le pochoir pour laisser des images poétiques, impeccables dans leur réalisation. JEROME MESNAGER peint un « homme blanc symbole de lumière, de force et de paix» qu’il déclinera sur les murs du monde entier. Jérôme Mesnager figure majeure de l’art urbain en France qui fut présenté dans une exposition à la Maison des Artistes de Charenton en 2003.
Le quartier STALINGRAD à Paris fut dans ces années le berceau du graffiti européen. Baptisé « Hall of Fame » ce lieu va devenir mythique au fil du temps. Cette friche au nord de Paris va jouir d’une activité artistique inégalée et devenir une galerie en plein air pendant 10 ans. BANDO, SKKI, ASH, BLITZ, PSYCHOZE, ACIDE et bien d’autres vont y laisser leur empreinte. La scène parisienne ne se limite plus à Stalingrad, d’autres figures émergent comme MISS TIC, rare femme reconnue parmi les pochoiristes s’affichant là où on ne l’attend pas Ces années voient la guerre des styles entre partisans de la lettre et les autres dont l’écriture est parfois illisible, privilégiant la composition. Paris ne noie sous les tags. PSYCHOZE invente à ce moment un concept nouveau « Psy minute », petits tags en couleurs. Un développement invasif plus anarchique est bientôt assimilé à une forme de vandalisme. JEAN FAUCHEUR est maître dans l’art de contourner la loi et la contrainte. Il réalise dès 1983, des papiers peints qu’il colle sur les panneaux publicitaires.
Ce nouvel étendard de la liberté d’expression reste de fait limité. Les graffitis sont souvent sévèrement réprimés en France quand ils sont réalisés sur des supports non autorisés et destructeurs de la propriété d’autrui.

Changement de contexte et nouvelles formes du Street art :
Entre les années 1990 et le début du XXIème siècle un nouveau souffle produit une troisième génération inventive et cosmopolite. Le contexte très coercitif et l’arrivée d’internet vont modifier la donne, créant une émulation d’autant plus forte. De nouveaux styles voient le jour, le terme graffiti est-il toujours approprié par ces nouveaux modes d’expression ? SPACE INVADER répand ainsi la ville de ses mosaïques représentant les personnages du jeu vidéo. D’autres se distinguent comme JEF AEROSOL, adepte du stencil graffiti (pochoir au graffiti), ses portraits de personnalités sont restés célèbres. C215 inscrit ses graffiti avec virtuosité en filiation avec la peinture de la Renaissance. POPAY né à Barcelone développe un free-style baroque facilement identifiable saturé de formes animales, humaines ou organiques haut en couleur. Dans les années 2000, BANKSY, SPEEDY GRAFFITO, JEROME MESNAGER, MISS TIC, NEMO, JEFF AEROSOL, BLEK LE RAT, C215, LOGAN HICKS sont les pochoiristes les plus reconnus.
Le mouvement va s’enrichir au contact d’autres pratiques et d’autres cultures. Le collage contourne plus facilement la répression. Des artistes comme SHEPARD FAIREY, dit OBEY s’illustrent en dénonçant la superficialité de la communication publicitaire. Il appelle à la désobéissance visuelle citant Mc Luhan « le message, c’est le médium ». Son art est plus proche du graphisme que du graffiti. Comme SPACE INVADER, il est parfois controversé chez les puristes de la bombe. Fresque, mosaïque, pochoir, affichage, Stick art, Led art cohabitent, revivifiant ainsi l’art mural et le street art. Au Brésil OS GEMEOS (les jumeaux) réinventent encore le genre par des fresques monumentales aux couleurs saturées dans lesquelles des personnages jaunes se distinguent par leur complexité. Un travail qui interroge la société de façon engagée. BANKSY est aujourd’hui le plus connu des pochoiristes. Son exposition en 2006 à Los Angeles eut un retentissement mondial. Pourtant il reste anonyme, sans doute une composante essentielle de son identité artistique. Il interroge ainsi le statut de l’artiste.

Quand la rue devient une grande galerie :
JR qualifie la rue de « plus grande galerie du monde ». Son œuvre monumentale s’articule autour d’une réflexion sur l’impact de l’image qu’elle soit issue des médias ou des collections photographiques prestigieuses. Il invite le spectateur à une prise de conscience, s’inscrit dans un rapport à la mémoire, à l’histoire. Pour VHILS né au Portugual, il s’agit « de creuser à travers les couches de l’histoire », s’appuyant sur la tradition muraliste de son pays et la publicité. Il exploite les contrastes entre anciennes et nouvelles couches pour créer un œuvre complexe et poétique.
A l’inverse, d’autres formes plus secrètes se développent dans des lieux urbains inaccessibles. Nouvelle tendance appelée Urbex (urban exploration). La Tour 13 peut s’inscrire dans cette démarche, des artistes comme LEK et SOWAT se distinguent dans cette mouvance. RERO questionne le la limite entre extérieur et extérieur. Le couple italien STEN LEX mélange pochoir, photographie et art optique par des découpages monumentaux.
Preuve que le Street Art est en mutation constante dans ses formes et ses pratiques. Le Street Art a-t-il droit de cité dans l’histoire de l’art ? La réponse semble évidente tant il s’est imposé largement dans le monde comme aucun mouvement artistique n’a pu le faire ces trente dernières années. Même si les grands Salons d’art contemporain tardent encore à lui ouvrir les bras, le Street art mérite son statut d’art. « Art de la rue » ne suffit plus pour le définir tant les problématiques plastiques et esthétiques qu’il soulève sont complexes.












ESPRIT STREET



A l’heure où le Street-Art gagne ses lettres de noblesse et devient un mouvement à part entière de l’art contemporain, une exposition représentant un panorama de la création dans l’art Urbain regroupant une trentaine d’artistes est proposée à l’Espace Art et Liberté. L’exposition se décline autour de plusieurs thèmes :
Nous y retrouverons des anciens du mouvement devenus des références comme Psyckoze, Jean Faucheur ou Popay, mais aussi des défenseurs du style Calligraffitti comme Soklak, Zepha ou Swit. Des tenants de la lettre comme Retrograffitism ou Cannibal Letters, des sculptures avec Leksa et technique mixtes avec Feek. Cette exposition sera résolument pédagogique, ponctuée de performances, de conférences et de projections.


Toxic, Jean Faucheur, Psyckoze, Popay, Kashink, Cannibal Letters, Jérôme Mesnager, Zenoy, K-litystreet, San One, Wuze, Zepha, Soklak, Swit, Laoutec 3D, Kouka, Zeky, Tkid, Lxa, Ernesto Novo, Doctrovée Bansimba, Feek Feek, Caligr, Furious 5, Schuck, One, Alexander Deanesi, Lil'Thugs, Earl, Eyone, Mr bibi, Team, Wire, JBC, Christophe Onsept, J.DoudouStyle, Djalouz, Pesca, Fyrze, Mg la bomba, Tristam, Jober, Stkfr, Andrew Wallas, Wen2, James TCG, Rige, Tore, Mesk, Cromz, , Krone, Daze, Skeme, Duro, Rico, ost, Opoil, Moze, Pro176, IEA.

Une exposition proposée par Hedi Man (expert et commissaire)

Frédéric Mette, Directeur de l’Espace Art et Liberté
(commissaire)

Esprit Street

Jeudi 2 juin 2016 de 13h à 14h

Abstractions plurielles, Abstraction en question

Jeudi 31 mars 2016 de 13h à 14h

63ème Salon de Charenton

Jeudi 4 février 2016 de 13h à 14h

Quand le papier fait un carton

Jeudi 26 novembre 2015 de 13h à 14h

Grandeur Nature

Jeudi 1er octobre 2015 de 13h à 14h

Art et Liberté
Programme
saison 2017/2018

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